– Par Aurélie, photographe & vidéaste — Alsace · Bourgogne · Et ailleurs
Certaines femmes qui veulent une séance photo, me disent « Je ne suis pas photogénique ».
Mais après des années à photographier des femmes… je crois que cette phrase ne parle presque jamais de photo.
« Être photogénique »
Être photogénique n’est pas une question de beauté. Ce n’est pas un visage qui capte parfaitement la lumière avec un sourire naturel et éblouissant. Ce n’est pas non plus un corps parfait, celui qu’on retrouverait dans les magazines ou sur les réseaux sociaux.
Alors pourquoi certaines personnes pensent-elles ne pas être photogéniques ?
Souvent, ce que vous nommez comme “pas photogénique”, c’est une peur.
La peur du regard des autres, bien sûr. Mais je crois aussi, et surtout, la peur de votre propre regard sur vous. La peur de ne plus contrôler votre image. Après tout, lorsqu’on se prend en selfie, on choisit son angle, sa lumière, parfois un filtre. Et si le résultat ne convient pas, on recommence. Encore et encore. Jusqu’à parfois abandonner complètement.
Mais devant l’objectif de quelqu’un d’autre, il n’y a plus ce contrôle permanent. Et ça peut être extrêmement inconfortable. Parce qu’au fond, réserver une séance photo quand on déteste son image, c’est prendre un risque immense. Le risque de confirmer tout ce qu’on pense déjà de soi.

Quand fuir son image devient une manière de se protéger
Parfois, ne pas aimer être photographiée ne parle pas du tout d’esthétique.
Au contraire, fuir son image, c’est aussi une manière de se protéger. Ne pas se confronter à ce qu’on tente d’esquiver depuis des années.
Une remarque entendue trop jeune.
Une comparaison devenue obsession.
Une fatigue profonde.
Un corps qui a changé.
Une confiance qui s’est effacée petit à petit.
Certaines femmes finissent par croire qu’elles ne sont “pas photogéniques”, alors qu’elles ont surtout appris à se regarder avec une dureté immense.
Une séance photo, ce n’est pas seulement “savoir poser”
Avant la photographie, j’ai passé des années dans l’accompagnement. Et cela change profondément ma manière de travailler. Parce qu’une femme qui déteste son image, ou qui cherche à se réapproprier son corps, ne vient pas simplement avec une inquiétude esthétique. Elle ne vient pas pour être “la plus belle” sur Instagram.
Elle vient parfois avec des années de remarques, de comparaisons, d’effacement ou d’épuisement. Et ça, un photographe ne peut pas l’ignorer. Les “je ne sais pas poser”, “je suis mal à l’aise”, ou “je ne suis pas photogénique” cachent souvent quelque chose de bien plus profond : la peur d’être réellement vue.
Alors non, mon travail ne consiste pas seulement à chercher la bonne lumière ou le bon angle. Bien sûr, je vous guide. Bien sûr, je fais attention aux détails, aux gestes, à l’esthétique, à l’ambiance. Mais ce qui m’importe avant tout, c’est que vous puissiez vous sentir suffisamment en sécurité pour être vous-même.

Peut-on devenir photogénique ?
Je ne crois pas qu’on “devienne photogénique” comme on apprendrait une technique. Je crois plutôt qu’on peut apprendre à relâcher un peu le regard extrêmement dur qu’on pose sur soi. Certaines femmes semblent très à l’aise devant un objectif. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’elles s’aiment davantage.
Certaines ont simplement appris à contrôler leur image. À performer. À savoir quoi montrer.
D’autres, au contraire, n’ont jamais appris à se regarder autrement qu’à travers leurs défauts.
Et entre les deux, il y a tout un monde.
Ce que je cherche réellement à photographier
Les poses parfaites m’intéressent finalement assez peu. Ce que j’aime voir, ce que je cherche à photographier, c’est vous.
Et pour ça, il faut du temps. Des échanges. De l’écoute. De la confiance.
De nos premiers messages jusqu’au rendu final de la galerie, tout est pensé pour être le plus doux possible. Je fais attention au non-verbal pendant les séances. À la manière dont votre corps se détend, ou non. À ce moment où vous osez un peu plus. Ou au contraire, lorsque vous avez encore besoin de ralentir.
Vous restez maîtresse de la séance. Je m’adapte à vos envies, à vos limites, à votre rythme, sans que vous ayez à vous excuser d’être hésitante, pudique ou vulnérable. Parce qu’au fond, je ne crois pas que certaines femmes soient naturellement photogéniques et d’autres non. Je crois surtout que certaines ont simplement eu la chance d’être regardées avec suffisamment de douceur pour oser exister dans une image.
Je suis Aurélie Rhodier, photographe en Alsace, Bourgogne et partout ailleurs pour les femmes qui souhaitent se réapproprier leur image à travers des séances photo sensibles, intimistes et profondément humaines autour de l’estime de soi, du regard sur soi et de la reconnexion à leur corps.